JE DÉCOUVRE LE CHIEN ET SON LANGAGE

Atelier : Je découvre le chien et son langage

Mana propose un programme d’éducation à la connaissance du chien et au risque d’accidents par morsures. 

Ce programme de prévention va donner des clés de compréhension aux participants, du langage corporel, des mimiques faciales, du langage verbal  et les différents signaux d’apaisement qu’utilisent les chiens pour communiquer avec l’Homme. 

Face aux 8 millions de chiens en France savoir adopter un comportement sécuritaire à leur égard peut éviter bien des drames.

 

Trois formules au choix

1- Une séance de deux heures

  • Les bons et mauvais comportements avec le chien (la base)

2- Trois séances hebdomadaires de 45 minutes

  • Les bons et mauvais comportements avec le chiens (1ère partie)
  • Les bons et mauvais comportements avec le chiens (2ème partie) + Comment faire fuire un chien
  • Révision des acquis + savoir repérer les signaux de stress chez le chien

3- Cinq séances hebdomadaires de 45 minutes

  • Les bons et mauvais comportements avec le chiens (1ère partie)
  • Les bons et mauvais comportements avec le chiens (2ème partie) + Comment faire fuire un chien
  • Révision des acquis + savoir repérer les signaux de stress chez le chien
  • Approfondissement de la connaissance du chien, cet être sensible
  • La promenade citoyenne
  • Les métiers autour du chien

Est-ce bien nécessaire ? 

Ce n’est pas la race qui détermine la dangerosité d’un chien mais sa sociabilsation petit et l’éducation qu’il reçoit. Comme tout animal, le chien réagit à son environnment. Il ne mord pas sans raison et généralement, la morsure est précédée de signaux de menace qui n’ont pas été détecter. Il en découle des réactions :

  • hiérarchiques : c’est le chien « chef de meute » qui réprimande un membre de la famille jugé inférieur ;
  • par irritation : c’est l’animal agacé qui donne un coup de dent. Cette agression peut facilement se systématiser, donnant l’impression que l’animal mord « pour rien » ;
  • de peur : il s’agit alors d’un chien craintif qui se trouve aculé et ne trouve d’autre solution que l’attaque. Les morsures sont souvent sérieuses car l’animal ne se contrôle pas ;
  • territoriales ou maternelles : pour défendre sa maison ou son jardin ou ses petits ;
  • de prédation : extrêmement grave car c’est la mise à mort qui est recherchée. Cette agression concerne surtout les petits chiens ou les chats, parfois les jeunes enfants.

Entre 2009 et 2010, l’Institut de Veille Sanitaire (INVS) en partenariat avec Zoopsy, une association de vétérinaires comportementalistes, a mené une enquête d’analyse des morsures des chiens (Eléments médicaux et comportementaux). Plusieurs services d’urgence d’hôpitaux français ont été recrutés, 485 personnes mordues ont été interrogées. Parmi elles, 36 % avaient moins de 15 ans. 

  • Dans 78% des cas le chien en cause était connu (pour 36% des cas, il s’agissait du chien de la famille) ;
  • 69% des chiens n’avaient jamais mordu avant ;
  • 74% étaient des mâles (mais lorsque les femelles mordent la gravité de la morsure est équivalente à celle des mâles) ;
  • Dans 64% des morsures de chien pour les 0-4 ans et 78% pour les 5-9 ans, l’accident s’est produit hors de la présence d’un adulte ;
  • Les enfants sont plus souvent mordus au niveau du visage ou du crâne (64% des cas – les adultes sont touchés de préférence au bras).
  • Plus le chien est de grande taille, plus la blessure est grave.

 

Des séquelles morales et sociales : Un rapport de l’Institut de veille de la Santé de 2010 montre que 60% des morsures sont au visage. Les séquelles physiques d’une morsure peuvent être très graves et souvent définitives. Les troubles psychologiques  et psychosomatiques qu’elles engendrent vont à l’encontre de l’obligation des Droits de l’Enfant définis par la Convention de 1989 .

Les blessures et les peurs qu’elles  induisent nuisent aux relations entre l’homme et l’animal. Elles sont aussi en partie responsables de l’euthanasie du chien qui n’est que très rarement responable du chien ;

Un impact économiques : Les accidents avec les animaux représentent environ 1,9 % de l’ensemble des morsures. Les morsures, essentiellement de chiens, en constituent 80 %. Pour les morsures nécessitant une hospitation les lésions pédiatriques constituent une urgence infectieuse, fonctionnelle et esthétique. La société doit supporter le coût financier de ces blessures par morsures qui pourrainet être évitées

Le premier programme de prévention contre leses morsures du chien, Prevent A Bite est né dans les années 90 en Grande Bretagne. Cet enseignement c’est ensuite généralisé : PEACE (Belgique), PAM (Suisse), BARK (Etats Unis), Hunde in der Shule (Pays germanophones), Dogs’nKids (Australie) Keeping our children safe (N. Zélande) et Fudge à l’école (Canada). 

Il ressort du congrès ISAZ et CSF 2014 que la prévention marche :

  • sans éducation au langage canin : 50 à 65% des enfants de 3 à 5 ans et 17% des adultes ne savent pas distinguer un chien stressé ou peureux d’un chien heureux.
  • tandis qu’avec une éducaton au langage canin, 17% seulement et 0% des adultes ne savent pas distinguer un chien stressé ou peureux d’un chien heureux. 

Le programme PECCRAM élaboré par Chantal Hazard peut ici en France éviter bien des accidents!

Ce programme a été bien accueilli par la communauté scientifique vétérinaire, le Ministère de l’Agriculture  et  le Ministère de la Santé.